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Les parties du discours
| Francais - Grammaire |
Grammaire : Les parties du discours
Exercices
1. Indiquez la nature des mots soulignés :
Je n’avais aucune illusion sur les mobiles de cette soudaine affection. J’avais encore des parcelles de gâteau au pavot répandues sur mes joues et monpar mes larmes. Ces caresses étaient strictement intéressées. Mais cela m’était égal. La sensation de cette langue râpeuse et chaude sur mon visage me fit sourire de délice – je fermai les yeux et me laissai faire – pas plus à ce moment-là que plus tard, au cours de mon existence, je n’ai cherché à savoir ce qu’il y avait exactement, derrière les marques d’affection qu’on me prodiguait. Ce qui comptait, c’est qu’il y avait là un museau amical et une langue chaude et appliquée qui allait et venait sur ma figure avec toutes les apparences de la tendresse et de la compassion. Il ne m’en faut pas davantage pour être heureux. Romain Gary, La promesse de l’aube menton, collées
2. a. Relevez et classez les pronoms et déterminants
b. Indiquez la nature des mots soulignés
Pourquoi cette différence ? C’est qu’au spectacle du printemps, l’imagination joint celui des saisons qui le doivent suivre ; à ces tendres bourgeons que l’œil aperçoit, elle ajoute les fleurs, les fruits, les ombrages, quelquefois les mystères qu’ils peuvent couvrir. Elle réunit en un point des temps qui doivent se succéder, et voit moins les objets comme ils seront que comme elle les désire parce qu’il dépend d’elle de les choisir. En automne, au contraire, on n’a plus à avoir que ce qui est. Si l’on veut arriver au printemps, l’hiver nous arrête, et l’imagination glacée expire sur la neige et sur les frimas.
Telle est la source du charme qu’on trouve à contempler une belle enfance préférablement à la perfection de l’âge mûr. Quand est-ce que nous goûtons un vrai plaisir à voir un homme ? c’est quand la mémoire de ses actions nous fait rétrograder sur sa vie, et le rajeunit, pour ainsi dire, à nos yeux. Si nous sommes réduits à le considérer tel qu’il est, ou à le supposer tel qu’il sera dans sa vieillesse, l’idée de la nature déclinante efface pour tout notre plaisir. Il n’y en a point à voir avancer un homme à grands pas vers sa tombe, et l’image de la mort enlaidit tout. Jean-Jacques Rousseau, Emile ou de l’éducation
3. Relevez les adverbes, les propositions et conjonctions.
Souvent aussi il montait à cheval, au déclin du jour, et il s’enfonçait intrépidement dans cette lande de Lessay qui faisait tout trembler à dix lieues alentour. Comme on procédait par étonnement et par questions à propos d’un pareil homme, on se demandait ce qu’il allait chercher dans ce désert, à des heures si tardives, et d’où il ne revenait que dans la nuit avancée, et si avancée qu’on ne l’en voyait pas revenir. […] Les bonnes têtes du pays, qui croyaient que jamais l’ancien moine de Blanchelande ne parviendrait à se dépouiller de sa vieille peau de partisan, avaient plusieurs fois essayé de le suivre et de l’épier de loin dans ses promenades vespérales et nocturnes, afin de s’assurer si, dans ce steppe immense et désert, il ne se tenait pas, comme autrefois il s’en est tenu, des conseils de guerre au clair de lune ou dans les ombres.
Jules Barbey d’Aurevilly, L’Ensorcelée
4. Indiquez la nature des mots soulignés
Les rires d’Hortense étaient en ce moment causés par un triomphe remporté sur l’obstination de la cousine Bette, elle venait de lui surprendre un aveu demandé depuis trois ans.
Quelque dissimulée que soit une vieille fille, il est un sentiment qui lui fera toujours rompre le jeûne de la parole, c’est la vanité !
Depuis trois ans, Hortense, devenue excessivement curieuse en certaine matière, assaillait sa cousine de questions où respirait d’ailleurs une innocence parfaite : elle voulait savoir pourquoi sa cousine ne s’était pas mariée.
Hortense, qui connaissait l’histoire des cinq prétendus refusés, avait bâti son petit roman, elle croyait à la cousine Bette une passion au cœur, et il en résultait une guerre de plaisanteries.
Balzac, La cousine Bette
5. Indiquez la nature des mots soulignés
Tous les soirs, ayant terminé ses courses et préparé notre souper, ma mère, pendant une heure ou deux, me faisait répéter mon rôle. Elle l’avait appris par cœur et elle me le jouait d’abord elle-même pour me mettre en train. Elle donnait dans ses récitations le meilleur d’elle-même et j’étais ensuite invité à répéter le texte, en imitant ses gestes, ses attitudes et ses intonations. Le rôle était dramatique à souhait et, vers onze heures du soir, les voisins excédés commençaient à se fâcher et à réclamer le silence. Ma mère n’était pas femme à se laisser faire, et il y eut, dans les couloirs, des scènes mémorables, où, continuant sur la lancée du noble poème tragique du grand poète, elle se surpassait dans l’invective, le défi et les tirades enflammées. Le résultat ne se fit pas attendre, et, quelques jours avant la représentation, nous fûmes invités à aller déclamer ailleurs.
Romain Gary, La promesse de l’aube
6. Exercices en ligne
http://educ.csmv.qc.ca/centre_lemoyne_diberville/francais/hotpot/natures01.htm
http://pages.usherbrooke.ca/testgram/Exercices/questions_analyse_mots_nature.html
http://www.francaisfacile.com/exercices/exercice-francais-2/exercice-francais-41658.php
http://www.francaisfacile.com/exercices/exercice-francais-2/exercice-francais-41993.php

